Une analyse de l’adéquation de l’offre avec les besoins des territoires
L’URHAJ Île-de-France a réalisé avec l’appui de la DRIHL un travail de recensement et de cartographie de l’offre de Foyers de Jeunes Travailleurs et de Résidences Sociales Jeunes Actifs en Île-de-France. Son objectif est simple : dépasser le décompte des nouvelles places créées pour davantage raisonner en terme de réponse aux besoins des territoires. L’offre est-elle adaptée au regard du nombre de jeunes résident sur un territoire donné ? Le maillage du territoire est-il suffisamment fin ? L’équilibre actuel de la production – le nombre de places agréées annuellement en RSJA est presque dix fois supérieur à celui des FJT – répond-il aux évolutions du public ? Quels territoires concentrent les opportunités de développement ? Autant de questions auxquelles l’URHAJ propose une réponse à travers 12 cartographies et 7 documents distincts : un document « socle » de diagnostic de l’offre et six « focus territoriaux » qui visent à identifier des territoires potentiels d’implantation des FJT et des RSJA et qui seront élargis au fur et à mesure des besoins.
Des disparités d’un territoire à l’autre, mais un taux d’équipement qui reste peu élevé
La géographie d’implantation des FJT et des RSJA n’est pas homogène : elle est fonction de plusieurs facteurs, notamment la disponibilité foncière, le positionnement des axes de transports, la localisation des bassins d’emplois et le volontarisme des élu·e·s. Ces facteurs dessinent une géographie inégale d’implantation. La majeure partie de l’offre est ainsi concentrée dans l’Est parisien ainsi que dans les Hauts-de-Seine. En revanche, le nord du Val-de-Marne et de la Seine-Saint-Denis, le centre des Yvelines, le sud et l’est de la Seine et Marne ainsi que le nord du Val d’Oise ne sont que peu, voire pas dotés en résidences-FJT.
La géographie d’implantation des résidences ne suffit pas à conclure à une adéquation de l’offre avec les besoins de territoire. L’URHAJ a donc cartographié les taux d’équipement – c’est à dire le nombre de places rapporté au nombre de jeunes – en FJT et RSJA à l’échelle régionale et à l’échelle de la métropole du Grand Paris. Il en ressort que le territoire le plus fortement doté, au sud des Hauts-de-Seine, ne dispose que de 440 places pour 10 000 jeunes. Paris, où se concentre la plus forte densité de résidences, ne comprend que 100 places en résidence pour 10 000 jeunes. Par ailleurs, de vastes zones blanches subsistent, notamment sur les territoires de l’EPT Terre d’Envol ou de Paris Est Marne et Bois.

Pour développer de nouvelles places : relancer le développement de résidences-FJT
Ainsi, il apparait que le territoire francilien reste structurellement peu doté en places de FJT et RSJA au regard de l’étendue des besoin. L’URHAJ publie donc au delà de son diagnostic six « focus territoriaux » sur des territoires qui apparaissent comme prioritaires en matière d’implantation de l’offre, pour inviter aménageurs, décideur·euses publics et bailleurs sociaux à engager la création de nouvelles résidences. Devant les besoins spécifiques des jeunes dans toute leur diversités, il semble prioritaire que ces nouvelles places soient créées principalement en -résidence-FJT, soit le modèle le plus intensif en accompagnement. C’est dans ces conditions que nous pourrons collectivement répondre aux besoins des jeunes et des territoires franciliens.














